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Exposition MiP Yves Hayat

Le Musée International de la Parfumerie consacre son exposition d’hiver à un artiste plasticien :

Yves Hayat – LE PARFUM, CET OBSCUR OBJET DU DÉSIR.

Ce sont donc environ 21 oeuvres et 3 installations qui seront exposées à partir du 27 octobre jusqu’au 07 janvier 2018.

Yves HAYAT, comme tout artiste, comme tout philosophe, transcrit dans ses oeuvres une compréhension du monde personnelle et unique.

Les images qu’il propose à notre regard, dans cette exposition intitulée « Le Parfum, cet obscur objet du désir », ne superposent pas deux univers, elles se répondent et sont, en fait, la représentation vraie ainsi que complexe d’une seule et même humanité. On peut parler d’étrange unité, d’association instinctive primaire même si l’utilisation du parfum renvoie à la civilité des relations humaines. L’exposition est, en tous cas, une initiation à l’étrange vérité de la vie, vérité qui ne part plus, pour reprendre la réflexion d’Edgar Morin, d’un sol ferme mais plutôt d’un sol qui s’effondre.

Comprendre le sens du titre de l’exposition : « Le Parfum, cet obscur objet du désir », nécessite une disposition particulière de l’esprit pour percevoir l’idée selon laquelle l’art peut nous révéler les déclinaisons de la beauté qui demeure la force génératrice de toute notre vie. Yves HAYAT remplit sa fonction en instaurant le dialogue avec vous, en vous permettant d’accéder à une interprétation de notre univers anxiogène, en exprimant la nature humaine malgré l’inhumanité des actes et en mettant en exergue l’intensité vitale malgré la présence de la mort dans ses oeuvres. À travers l’étrangeté du jeu de superposition, de confusion, de cohabitation des univers, vous pourrez contempler un travail artistique qui repose sur un échange entre le réel et le symbolique comme mode privilégié d’exploration de l’altérité, d’autrui et de soi-même.

Malgré les apparences, vous aurez donc compris que c’est, en fait, une exposition pleine de foi en l’existence, car ce qui est mis en avant, ce ne sont pas les abominations « marketées » de notre monde mais une éthique contre les inquiétudes de notre conscience qui, trop longtemps, a pris l’habitude de se complaire dans une sorte d’illusion de la mélancolie ou de solitude de la dépression narcissique qui ne correspond, bien souvent, qu’à une phobie de la liberté.

François Birembaux, 2017

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